Nimotuzumab mis au point à La Havanne

YM BioSciences Inc. société américaine a obtenu l'autorisation d'importer le nimotuzumab aux États-Unis aux fins d'essais cliniques chez des patients pédiatriques atteints d'un gliome pontique (gliome du tronc cérébral). Le nimotuzumab est un anticorps monoclonal qui cible le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR), développé au Centre d'immunologie moléculaire affilié à l'Université de la Havane.

1. Le traitement clé en Allemagne sur les gliomes pédiatriques

Les allemands offrent dans de nombreux hôpitaux le Nimotuzumab aux jeunes patients en échec de Témodal :

7ème dossier Asco 2007
2006-Nimotuzumab, phase II, dans le traitement des récidives de gliomes
malins pédiatriques ou d'adolescents, résultats définitifs.

Auteurs : U. Bode, S. Buchen, M. Warmuth-Metz, T. Pietsch, F. Bach, G. Fleischhack.


Résumé :
En dépit de thérapies multimodales la plupart des enfants avec des gliomes malins de haut grade (HGG), y compris le glioblastome (GM), l'astrocytome anaplasique (AA) et le gliome du tronc cérébral (PG) ont un pronostic pauvre s'ils récidivent ou sont réfractaires au traitement fondamental. Récemment les approches thérapeutiques nouvelles sont été étudiées pour améliorer la survie de ces malades en conservant une bonne qualité de vie. Ces essais multicentriques de phase II ont été conçus pour explorer la faisabilité et l'efficacité d'un anticorps monoclonal, anti EGFR le Nimotuzumab dans le traitement de ces malades.


Méthodes :
Les malades pédiatriques avec GM, AA ou PG, avec maladie progressive au premier traitement ou en récidive avec une espérance de vie de moins de 4 semaines sont éligibles. Le traitement a consisté en une infusion intra-veineuse hebdomadaire de 150 mg/m2 pendant 6 semaines, et en l'absence de toxicité consolidé par 4 infusions espacées de 3 semaines. La réponse a été documentée par les IRMs aux semaines 8 et 21 et seulement d'une manière clinique dans la progression de la maladie.


Résultats :
Entre juin 2004 et avril 2006, 47 malades ont été inscrits, âge médian de 11 ans (gamme 4-17 ans). 46/47 malades étaient évaluables pour la réponse. 14/46 patients ont montré des réponses objectives (réponse partielle, n=4, maladie stable n=10). Dans une IRM, la meilleure réponse avec un changement médian dans le plus grand diamètre de la lésion était de -11% (-50% à +16%). Les réponses partielles PR et la maladie stable SD ont été observés dans 2/13 malades avec glioblastome GM, 2/11 avec astrocytome anaplasique AA et 10/22 avec gliome du tronc PG. 13/47 malades ont continué avec la thérapie de la consolidation et ont montré 4 Réponses partielles PR, 3 maladies stables SD et 6 progressions de la maladie PD dans la semaine 21. La survie totale médiane était de 4,4 mois (0,3-25,4 mois) et était considérablement meilleure pour les répondeurs, 10 mois médians, que pour non-répondeurs, 4 mois médians. Aucun effet secondaire sévère en rapport avec le médicament de l'étude n'a été observé.


Conclusions :
Ces données suggèrent que l'application répétée de Nimotuzumab est bien toléré et sûr. Nimotuzumab a une efficacité cytotoxique sur les gliomes malins de haut grade en récidive. Basé sur ces données, un essai de phase III avec Nimotuzumab dans les gliomes du tronc concomitant avec la radiothérapie a été commencé au premier trimestre 2006.

Notre avis : Nimotuzumab obtient de très bons résultats sur les gliomes du tronc. Asco 2006 Phase II de Nimotuzumab, anti EGFR, pour malades pédiatriques, gliobalstomes, astrocytomes anaplasiques et gliomes du tronc cérébral 1522.

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Asco 2006 : 1522, Auteurs : U. Bode, S. Buchen, G. Janssen, T. Reinhard, M. Warmuth-Metz, F. Bach, G. Fleischhack,

Résumé :
Les enfants et adolescents avec gliomes de haut grade ont un pronostic pauvre quand ils récidivent après le traitement fondamental. Des approches thérapeutiques nouvelles comme l'inhibition des chemins des facteurs de croissance sont nécessaires. Cette étude multicentre de phase II a été conçue pour explorer la faisabilité et l'efficacité de l'anti-corps monoclonal, anti EGFR, le Nimotuzumab, dans le traitement de ces maladies.


Méthodes :
Les malades pédiatriques avec glioblastome, astrocytome anaplasique ou gliome du tronc cérébral en progression de la maladie ou en récidive sont éligibles. Le traitement a consisté en une injection courte hebdomadaire de 150 mg/m2 de Nimotuzumab pendant 6 semaines, et en cas d'absence de contre indication une consolidation de 4 injection toutes les 3 semaines. La réponse a été documentée par Imagerie IRM dans la semaine 8 puis la semaine 21.


Résultats :
Entre juin 2004 et août 2005, 34 malades entre 5 et 17,4 ans ont participé à cet essai. 12/34 malades ont répondu au traitement, 1 réponse partielle, 11 maladies stables. en semaine 8. Étonnamment, 9/14 réponses partielles ou maladies stables ont été observées parmi les malades avec gliome du pont cérébral (gliome du tronc).

Sur les 5/8 malades évaluables après consolidation en semaine 28 il y avait 3 réponses partielles, une maladie stable et une progression de la maladie. 8 malades avec traitement de consolidation sont en progression libre avec une médiane de 7,5 mois (1,2-13,2 mois). Aucun effet secondaire sévère en rapport avec le Nimotuzumab n'a été observé.


Conclusions :
Ces données suggèrent que l'application répétée de Nimotuzumab est bien tolérée et sûre. Il a une efficacité cytotoxique dans les récidives et dans les gliomes du pont. Une phase III va commencer pour les gliomes pédiatriques du tronc cérébral, le gliome du pont ou pontine abbréviation PG, nouvellement diagnostiqué.

Article original : http://meeting.jco.org/cgi/content/abstract/24/18_suppl/1522